Carnet de route fevrier 2002 - Voyage en Inde du Sud de Yann et Bruno. Carnet de route novembre 2005 - Voyage en Inde du Centre de Natache et Yann

dimanche, février 23, 2003

Add on et epilogue
On est bien rentré maman, ;-) . Les fringues sentent bon l'Inde mais leur crasse nous pousse quand meme à un Samedi lessive. Je repars aux Caraibes, hé, hé...

Petit complement sur Auroville en attendant la version de Bruno (qui au passage et bizarrement n'aime pas trop les Caraibes ces temps ci):

1960, une francaise qui a epousé Shri Aurobindo ( grand gourou peace qui file un coup de main a Gandhi pour l'independance de 48) le pousse à fonder une cite parfaite et internationale, Auroville.
2002: 2000 terriens peuplent Auroville. Arrivee des 2 touristes en rickshaw. Coup de bol nous sommes a l'heure ou le saint des saints se visite. Mobiles, caméras et technologie restent au vestiaire. Briefing de rigueur, silence complet et bon kharma exigé dès l'entrée. Une marche (initiatique ?) de 10 min à travers un jardin paisible semé d'hibiscus. Dans le public, des écoliers indiens et des occidentaux aux mines recueillies, deja en harmonie avec l'univers. Bruno est au bord du fou rire agacé. Puis saisissement au detour du sentier. On s'avance vers le Matrimandir, une boule a fleurs dorees de 40 m de diametre, en travaux depuis 35 ans. Non, nous ne revons pas.

Procession pieds nus pour gagner l'interieur. A la queue leuleu, encadre par les disciples, on grimpe des escaliers en helice, pour finir par contempler quelques breves secondes le coeur du batiment: une sphere dans la sphere, salle a piliers capitonnee de marbre blanc avec coussins facon cosmos 99 ou star trek. Et au milieu, une sphere etonnant hein ?) de cristal pur de 70cm recueille la lumiere du soleil. Avouons que l'instant est hallucinant, et que l'etrangete et la paix du lieu m'impressionnent. Au suivant.Le retour est similaire. A votre bon coeur messieurs dames, pour la 2° couche de dorure....
Je crois que Bruno decide secretement de revenir armé de son Butix, le produit anti-mystiques...;-)

No problem a Palolem
Palolem nous plait decidement bien. Nous elisons domicile dans une hutte sur pilotis, à 15 m de la mer, moyennant 2 euros. J'en profite pour sortir les balles de jonglage sur la plage, tandis que 2 quinquagenaires (feu occidentaux, slip Rahan et lunettes noires) se prennent pour des yogisgourous et donnent des cours de gym ayurvediques et meditatives à 4 anglaises bien en chair. Bruno propose qu'on leur fasse concurrence (en dansant la farfadance ?). Petit apero au coucher du soleil, au bout du bled. A 2 bornes, des lagons completement vierges nous font de l'oeil. Nous songeons a une reconversion: charpentiers option palmier et bambou.

Mais le sejour se termine. Retour en 24 h: Goa-Bombay-Muscat-Bahrein-Paris- RER bondé. Les sacs ont pris 5 kilos, nous avons rencontré quelques senor de Oliveira sur le chemin ;-)) (les tintinophiles comprendront).

Bye bye Palolem... like to see you again.

Vous avez dit Goa au juste ?

Goa ce n'est plus l'inde, mais plutot les caraibes. Hors saison. Benolim, petit bled balneaire avec plage des landes et palmiers a la place des pins, ou nous avons pose le pacos, ne satisfait pas vraiment au cliche Goa. 3 couples germaniques sur 1 km de plage et pas une vache sacree dans les rades apres 22h pour discuter autour d'un coktail (car ici on en trouve a la grande joie de B...).
Donc nous tracons sur Palolem avec le bus local. La rue qui mene a la plage est blindee d'echoppes touristiques, mais nous sommes hors saison, la densite de blancs est supportable, et le lagon au bout est splendide, avec la jungle derriere nous et une cote encore preservee. Le lieu renvoie de meilleure vibes et nous y passons la journee, perturbes seulement par un probleme de billet de retour qui bouscule un peu ces derniers jours. Bruno essaye un nouveau concept de bronzage par zone. les pecheurs rentrent au coucher du soleil. Ca va, Goa...

lundi, février 17, 2003

Hampi:
Attardons nous un peu sur Hampi quand meme - Capitale de dynastie, ville d' un demi millions d'habitants rasee par les moghols au 15 siecle, Hampi nous laisse un joli tas de ruines etalees sur 35 km2. Temples souterrains, temples haut perches, hangars a elephant, grande avenue bordee d'un patio a collonade geant, nous parcourons ce vaste ensemble pas frais et sous le cagnat, mais l'oeil nonobstant appreciateur. Gros reconfort dans un rade ecarte de la ville, avec jardin en etages pres de la riviere jolie et sieste de rigueur.

Bye bye Hampi - en passant par l'embouteillage dans la foire du trone locale, qui nous donne une nouvelle fois l'impression d'halluciner au milieu des vaches blanches a points roses (la vache est plus souvent sur son 31 que son proprio), des familles de 40 se deplacant en chariot a boeuf ou en tracteur pour celebrer l'occasion. Puis spleeper bus de nuit jusqu'a Goa, avec une arrivee sur la plage de Benolim extenues sous la pleine lune, et recup bien meritee sous une tente radjasthani avec douche (concept assez particulier la encore). Derniers jours en perspective dans les parages et retour via Bombay, complique par quelques pb d'avion.

Bises salees... Yann